Vinyles for ever

Bien avant le vinyle, les premières écritures du son

Durant sa carrière scientifique et industrielle, Thomas Edison, génial inventeur du 19 ème siècle, dépose plus de 1000 brevets. L’électricité, le cinéma, l’enregistrement des sons en sont quelques exemples. Ainsi, le premier phonographe est commercialisé en 1877. Capable d’enregistrer et de restituer toutes formes de sons, les premiers phonographes sont munis d’un cylindre d’acier recouvert d’une feuille d’étain. Ce cylindre est donc l’ancêtre du disque vinyle.  La gravure sur un sillon continu est effectuée par une aiguille d’acier.  Le porte-aiguille se déplace horizontalement le long du cylindre et reproduit le son lorsqu’il est en rotation.

Pas encore en vinyle, l’ébonite du gramophone

En remplaçant le cylindre d’Edison par un disque tournant, l’ingénieur allemand Emile Berliner dépose en 1887 le brevet d’un nouveau procédé pour l’enregistrement et la diffusion des sons. Il nomme son appareil le gramophone. Emile Berliner teste alors plusieurs matériaux pour graver ses disques. Ceux-ci sont fabriqués à partir d’une  gomme latex naturel, la gutta-percha. Pour les commercialiser, il les fabrique dans un format 5 pouces (12,5 cm de diamètre). Ensuite, les disques Berliner seront faits d’une matière semblable à l’ébonite. Avec ses formats de lecture  -7 pouces (17,5 cm), 10 pouces (25 cm) puis 12 pouces ( 30 cm), le gramophone va bientôt supplanter le phonographe.

Vinyle : L’électrophone, le tourne-disque et la platine

Dans les années 1920, l’électrophone fait son apparition. Dans un premier temps, il sera commercialisé sous forme de valisette. Celle-ci contient un haut parleur dans sa partie supérieure. Son coût modéré permet à ces appareils d’être proposés à des prix abordables et d’être accessibles aux classes moyennes. La praticité non négligeable de ces électrophones contribua à leur succès. Plus tard, d’autres formats virent le jour au profit de la platine disque.

Vinyle : 1956 naissance du microsillon

Columbia Records dépose un brevet en 1956. Le disque microsillon en polychlorure de vinyle (PVC) sera disponible dans plusieurs formats : 16 tours, 33 tours , 45 tours , 78 tours. Il améliore le disque à sillons en multipliant le temps d’écoute de 5 à 6 fois pour un disque de même taille. Le format 16 tours, particulièrement utilisé pour des personnes aveugles, permettait d’obtenir 1 heure de diffusion par face. Cependant, celui-ci a connu très peu de succès, la vitesse lente du 16 tours minute détériorant la qualité sonore.

Le format 78 tours, vitesse du gramophone devient moins utilisé au milieu des années 50 pour disparaître au milieu des années 70.

Vinyle : le grand retour des disques noirs

En 2016, une start-up autrichienne, Rebeat Innovation, a déposé un brevet : Le vinyle HD. Ce disque vinyle HD doit améliorer la puissance sonore ainsi que le temps d’écoute de 30% par rapport au disque microsillon. De plus, il sera être gravé au laser ce qui lui donnerait un résultat quasi parfait (adieu les tests pressing). Cette nouvelle façon de graver baissera les coûts de production car elle simplifie l’étape de pressage.

M Com’Musique, quant à elle, produit un prototype de vinyle à partir d’algues, de sel et de plastique : le vinylgue.  Cette société française de pressage de disques,  croit dans ce projet écolo ambitieux qui permettrait d’éviter le pétrole pour la fabrication d’un disque.

Rebeat Innovation et MCom’Musique ont le projet de commercialiser leurs innovations en 2019/2020 .

 

Plus d’infos : Thomas Edison / Histoire du gramophone  /   Vinylmaniaque

 

 

 

 

Leave a Comment