Permis de conduire : l’auto-école sociale, un soutien pour les publics fragilisés

Alternative indispensable aidée par les pouvoirs publics, l’auto-école sociale soutient la démarche d’apprentissage à l’obtention du permis de conduire pour un public fragilisé qui n’en aurait pas les moyens sans ce dispositif.

Auto-école sociale : Qu’est-ce que c’est ?

Comme chaque auto-école, les auto-écoles sociales  répondent à des critères de labellisation. Actuellement, environ 3000 candidats par an obtiennent le permis de conduire à l’aide des auto-écoles sociales. Impliqués dans une mission d’insertion, ces auto-écoles solidaires mènent à bien leur mission auprès d’un public en difficulté. C’est pourquoi les prix proposés pour l’obtention du permis de conduire restent inférieurs à ceux pratiqués dans les auto-écoles classiques. L’apprentissage à la conduite concerne le permis B. Un accompagnement individualisé en lien avec un travailleur social est souvent renforce souvent cet apprentissage  .

Auto-école sociale : Qui sont les publics concernés ?

L’auto-école sociale est destinée avant tout aux futurs conducteurs en parcours d’insertion. Les personnes prioritaires sont celles pour lesquelles l’obtention du permis de conduire est déterminante face à la recherche d’un emploi.

Plusieurs types de personnes correspondent aux critères éligibles pour passer le permis de conduire dans une auto-école sociale. La plupart du temps, il s’agit de jeunes sans qualification. Cela peut-être aussi des demandeurs d’emploi, des mères isolées, des personnes atteintes d’un handicap. Les bénéficiaires de minima sociaux et les primo-arrivants peuvent également être soutenus dans l’obtention du permis de conduire en auto-écoles sociales. Les problèmes rencontrés par les élèves sont souvent combinés à des difficultés économiques, sociales, à des problèmes de santé ou d’isolement. Dans ce cursus vers la mobilité, l’auto-école sociale engage de fait son action de formation dans un souci d’orientation et de conseil et de lutte contre la précarité.

Auto-école sociale : les avantages ?

Sans moyen de locomotion, l’insertion professionnelle est problématique en zones rurales ou péri-urbaines. Faute de transport en commun, le permis de conduire reste le sésame indispensable pour lever les freins à l’insertion professionnelle.

Ces auto-écoles sociales proposent donc :
– Un accompagnement accru : Dans ce type de parcours, la préparation du permis se passe sur un voire deux ans. Les moniteurs d’auto-école, véritables travailleurs sociaux, interviennent sur des programmes renforcés. Ainsi, les auto-écoles sociales prennent le temps de cerner, comprendre et conseiller les candidats jusqu’à la réussite à leurs examens.

– L’obtention du permis B impose des connaissances de base telles que la lecture, l’écriture, la compréhension de la langue et des compétences physiques minimales. Ainsi, certaines auto-écoles, avec le soutien de partenaires spécialisés, dispensent des cours d’alphabétisation, de français, de remise à niveau en mathématiques. A ce titre les auto-écoles sociales  participent à des actions de lutte contre l’illettrisme.

Des modules de gestion du stress et d’amélioration de la motricité apportent des aides supplémentaires aux personnes trop émotives ou  en état de handicap physique.

Pour plus d’infos : aides au permis de conduire

Reportage : Pablo Ferreira / son : Christophe Marcouly

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