Itinéraire d’un réfugié politique afghan : Mohammad Zaman

Mohammad Zaman

Mohammad Zaman, réfugié afghan

Mohammad Zaman, Afghan est arrivé en France en 2009, menacé par les Talibans à cause de son métier, journaliste. Arrivé à Nîmes, il dépose aussitôt une demande d’asile politique. Après avoir appris le français, il reprend son activité de journaliste pour des journaux locaux.
Pour subvenir régulièrement à ses besoins, il travaille également comme équipier dans la chaîne de restauration rapide Mac Donald.

La poésie, une autre façon de lutter et de survivre à la douleur de l’exil

Le projet d’écrire un livre est venu de la nécessité pour lui de raconter son voyage à travers l’Europe et son enfance, ses études, en Afghanistan.
C’était une façon pour lui de faire revivre les choses douloureuses et violentes qui le constituent mais aussi de témoigner de sa vie en Afghanistan et de son attachement profond à sa famille à sa culture et à l’école.
Une façon de soigner sa mélancolie de réfugié politique et de transmettre un message aux jeunes étudiants français qui, dit-il, étudient dans de bonnes conditions.

Ecrire dans sa langue maternelle

Pour ” Dans le jardin de mon espoir”,  il écrit d’abord dans sa langue maternelle puis soumet son texte à une amie traductrice. Ce livre, édité en français, est très important pour lui. Mohammad Zaman ne cesse de souligner combien la poésie est vivante dans la culture afghane.

Dans la deuxième partie de son livre, Mohammad traduit une trentaine de ses poèmes, sur la guerre, l’amour et l’éducation. “La poésie afghane n’obéit pas aux mêmes codes, je les explique à travers ces textes”, souligne-t-il lorsqu’il intervient en public pour évoquer son travail.

Témoigner en tant que réfugié politique

Mohammad Zaman veut témoigner à travers lui des conditions de vie de milliers de jeunes Afghans, ouverts à la démocratie et à la paix, qui ont étudié, coûte que coûte dans des conditions difficiles, dans le but un jour, de sortir leur pays de la guerre.

Mohammad témoigne de ce qui pousse à fuir, à devenir migrant, à devenir RIEN puis lentement redevenir quelqu’un, dans un autre pays, dans une autre culture. Il rend hommage à sa famille restée là bas et à tous ceux qui, en France l’ont accueilli, l’ont aidé, lui ont permis d’être ce qu’il est aujourd’hui.

Dans le jardin de mon espoir témoigne qu’il faut se battre et croire toujours , car, selon Mohammad, la vie, grâce au savoir, est bien plus forte que la barbarie.

 

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